Biomimétisme: ville et nature en harmonie

Inspirations / Publié le 15 Juillet 2019

Le biomimétisme – littéralement imitation du vivant - est la valeur montante de l'architecture et du design. La preuve en est, il a déjà son salon (Biomim'expo), son centre d'excellence (le CEEBIOS à Senlis), et ses projets emblématiques. Loin de l'effet greenwashing, le biomimétisme s'affirme comme une tendance de fond, une sorte de new deal de la construction, qui réconcilie architecture et nature.

Biomimétisme: ville et nature en harmonie
Le biomimétisme consiste à transposer des mécanismes existants dans la nature pour inventer une architecture en harmonie avec l’environnement et soutenable à long terme. La démarche part d'un simple constat : issues d'un processus de sélection naturelle, les 8,7 millions d'espèces observables aujourd'hui cumulent plus de 3,8 milliards d’années de Recherche & Développement. Autant en tirer parti… En leurs temps, d'illustres bâtisseurs ont appliqué sans le nommer les principes du biomimétisme : Gustave Eiffel et sa Tour inspirée du fémur, ou Gaudi qui s'inspira de la forêt pour bâtir la Sagrada Familia. Mais c'est depuis les années 90, de prise de conscience des enjeux écologiques en urgence climatique, que le biomimétisme se développe, avec la force de l'évidence.

Bâtiments arbres ou manchot

A l'instar de Gaudi, de nombreux architectes ont pris l'arbre en modèle. C'est le cas de l'immeuble  "Arbre Blanc" à Montpellier, une tour cylindrique de 10.000 m² hérissée de balcons, co-signée Sou Fujimoto Architects, Nicolas Laisné Associés et Manal Rachdi Oxo Achitects associés. Ses terrasses en quinconce tout autour du bâtiment, favorisent la circulation de l'air et rafraîchissent les façades, réduisant les consommations d'énergie de 25 %. Le biomimétisme se nourrit tout autant des prouesses du règne animal. Ainsi, l’architecte allemand Frei Otto (prix Pritzker en 2015), a reproduit la structure des toiles d’araignée pour construire le toit du stade de Munich pour les JO de 1972. Plus récemment, le français Anthony Bechu s'est inspiré du comportement des manchots se serrant sur la banquise dos au vent, pour concevoir la résidence des chercheurs du Skolkovo Innovation center, en Russie. Le regroupement en « tortue » a inspiré le plan de masse (une centaine de villas regroupées par dix), permettant de gagner 5°C de température.

Biomimétisme: ville et nature en harmonie
Biomimétisme: ville et nature en harmonie

Eastgate et Ecotone, deux emblèmes du biomimétisme

Biomimétisme: ville et nature en harmonie

Inauguré en 1991 à Harare au Zimbabwe, l'Eastgate building restera comme la 1ère grande réalisation emblématique se réclamant du biomimétisme. Son concepteur Mike Pearce a dû relever un défi majeur : construire un bâtiment ne nécessitant pas d'air conditionné. L'architecte a créé un "immeuble termitière". L'ossature du bâtiment, faite de briques et de béton, stocke la fraîcheur nocturne et la restitue durant la journée. Un patio recouvert de verre et ouvert aux vents assure une prise d’air. Grâce à un système souterrain de ventilation passive, l'air frais est redistribué dans les 7 étages de l'immeuble, tandis que l'air chaud s'évacue par 48 cheminées d'aération. Résultat : le bâtiment réalise 90% d’économie d'énergie, comparé à un immeuble climatisé et sa température intérieure affiche 27°C lorsqu'elle dépasse 40°C dehors.

Premier grand projet biomimétique de France, Ecotone, lauréat du concours "Inventons la Métropole du Grand Paris" verra le jour à Arcueil en 2023. Construit à 80 % en bois, Ecotone reprend lui aussi le concept de la termitière, à demi dissimulée dans une colline verdoyante. Ses patios recouverts d'une membrane en ETFE translucide, inspirée des ailes de libellules, régulent la lumière entrante et la température. La façade double peau, en verre et végétale, protège les bâtiments du bruit et de la chaleur et reproduit le mécanisme de rétractation de la pomme de pin. "C'est un bâtiment respirant, un épiderme vivant et protecteur" résument ses concepteurs (consortium Duncan Lewis Scape Architecture, Triptyque Architecture, OXO Architectes et Parc Architectes ainsi que le paysagiste Atelier Georges). Enfin, conçu dans une démarche bas carbone (avec panneaux solaires, éoliennes urbaines, récupération des eaux usées et valorisation des déchets par méthanisation), le projet vise une autonomie énergétique de 95% !
Une démarche bas carbone à laquelle TECHNAL n’est pas étranger. Depuis le début de l’année, TECHNAL illustre en effet son engagement en matière de développement durable, en offrant à l’industrie de la construction deux nouveaux matériaux plus vertueux en termes d’émission de CO2 :
  • Un aluminium bas carbone « REDUXA 4.0 », fabriqué à l’aide d’énergie hyro-électrique, avec un contenu maximum de 4,0 kg de CO2e/kg d’aluminium. En savoir plus
  • Un aluminium bas carbone recyclé « CIRCAL 75R », qui va encore plus loin en garantissant un contenu recyclé post-consommation de menuiseries d’au moins 75 % avec une production moyenne de 2,0 kg de CO2/kg d’aluminium. En savoir plus
 
Notre ambition : faire d’un bilan carbone neutre une réalité d’ici 2020 ! En savoir plus

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