Quelle architecture post-pandémie ?

Architecture / Publié le 29 Juin 2020

La crise sanitaire et la période de confinement ont profondément changé notre rapport à la ville et modifié nos attentes vis-à-vis de nos espaces de vie. En architecture comme dans de nombreux autres domaines, il y aura un avant et un après Covid19. Les premières tendances de l'architecture post-pandémie se dessinent déjà.

Quelle architecture post-pandémie ?

Mégalopoles, la fin d'un modèle ?

Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, l'assure "le Covid 19, c'est une maladie des grandes villes, des zones urbaines". Déjà mise à mal par le réchauffement climatique, la doxa de l'hyperconcentration urbaine et des mégalopoles mondialisées a du plomb dans l'aile. Exiguïté des appartements, promiscuité dans les transports et lieux publics, isolement des habitants, centres commerciaux géants, face aux menaces environnementales et sanitaires du XXIème siècle, la grande ville ne fait plus rêver. Le confinement ayant imposé le télétravail dans bon nombre de foyers, le choix des grandes aires urbaines comme lieu de vie pour raisons professionnelles n'a plus rien d'une évidence. La maison individuelle avec jardin, dans une ville petite ou moyenne prend le dessus sur l'appartement du centre-ville. 
 

Architecture plus verte et durable

Le Grenelle de l’environnement (2007), avait permis d'éveiller les consciences des professionnels de la construction, la crise sanitaire actuelle devrait accélérer le mouvement vers une architecture durable. Pour le président de l'Union nationale des aménageurs (Unam) François Rieussec, cette crise a « fait resurgir la question de notre relation à la nature. Nous avons besoin de la présence de verdure, d'arbres, c'est presque une question de biologie humaine ! ».

Plus verte, l'architecture de demain utilisera prioritairement les matériaux biosourcés locaux, le bois notamment. Une tendance qui s'illustre chez TECHNAL avec des solutions fabriquées à partir d'aluminium recyclé Hydro CIRCAL 75R. Une architecture plus verte privilégiera les circuits courts afin de limiter les transports lourds. La crise sanitaire appelle aussi à un urbanisme du soin, au sens du care anglo-saxon. Une orientation déjà prise dans certains quartiers exemplaires, où émergent de nouvelles façons de concevoir la ville pour lutter contre le réchauffement climatique et améliorer le confort des citadins : recours aux végétaux pour rafraîchir l'atmosphère et éviter le phénomène des îlots de chaleur, coloris clairs sur les surfaces exposées au soleil, conception et orientation des bâtis pour favoriser la ventilation naturelle, etc.
Quelle architecture post-pandémie ?

Une architecture adaptative 

"L'épidémie a rendu le futur de plus en plus incertain, or l'essence même de l'architecture, c'est la permanence dans le temps de l'objet construit et son obsolescence" relève Raphaël Ménard, Président de l'agence d’architecture Arep. Pour résoudre l'équation, deux approches possibles selon lui : la plus immédiate consiste à bâtir une architecture robuste, solide, apte à résister aux aléas climatiques et à des phénomènes météorologiques de plus en plus violents (dimensionnement au vent, constructions capables de nous protéger des inondations ou des submersions...). Certains fabricants ont d'ores et déjà intégré ces données dans leur offre, à l'instar de TECHNAL et son nouveau coulissant à frappe TIGAL, conçu pour résister à des vents allant de 100 à 300 km/h et dont l'étanchéité à l'eau 4 fois supérieure à celle d'un coulissant classique.
Deuxième approche, radicalement opposée : s'inspirer de la construction japonaise traditionnelle pour bâtir (ou transformer) de façon légère pour une durée de temps brève, avant de construire à nouveau, ou faire évoluer en s'adaptant au changement du climat et aux crises au fur et à mesure qu'elles adviennent. Une architecture adaptative en quelque sorte, avec une durée de vie limitée et partant, pour des raisons évidentes de rentabilité, une économie de moyens et d'énergie dans la réalisation.
 
Quelle architecture post-pandémie ?
Dans une tribune pour Chroniques d'Architecture parue le 31 mars 2020, Eric Cassar, fondateur de l'agence Arkhenspaces inventeur du concept de n-spaces, pousse l'idée plus loin encore. "Concevoir des n-spaces, c'est d’abord considérer le temps, c’est-à-dire intégrer la capacité à transformer l’espace dans le temps, y compris le temps court". En temps de confinement, cela permettrait l'adaptation des lieux de vie au gré des besoins : retour progressif dans des lieux de travail rendus modulables, adaptation ponctuelle des logements (isolement de malades, regroupement familial) adaptation des locaux et des flux dans les EHPAD et les structures hospitalières... L'architecture de demain devra donc permettre un réajustement des espaces en fonction des besoins, des ressources et des nouvelles données apportées par chaque crise. "Vivre dans des espaces-temps plutôt que dans des espaces permet d’ajuster les lieux plus facilement selon les situations" conclut Eric Cassar.
Dans cette optique, l'engouement déjà réel des architectes et maîtres d'ouvrage pour des matériaux naturels, légers et aisément recyclables, tels le bois, le bambou et l'aluminium, devrait se confirmer. La recyclabilité est un sujet prioritaire pour TECHNAL qui propose l'aluminium recyclé Hydro CIRCAL 75R, utilisé dans les dernières créations de la marque.

La crise du coronavirus doit nous réapprendre à remettre l’homme au cœur de l’urbanisme et de l’architecture. De cette catastrophe sachons au moins en tirer cette leçon.

 François de Mazières, Maire de Versailles, ancien président de la Cité de l'architecture et du patrimoine

Redéfinir les limites dedans-dehors

La période de confinement a démontré l'intérêt des technologies numériques pour permettre l'accès à d’autres lieux tout en restant confinés. Repousser voire abolir les limites de l'habitat ? C'est possible selon Eric Cassar, qui imagine des "murs qui parlent, pour simplifier les communications, la mise en relation des espaces, des informations et des individus". Grâce à "des fenêtres digitales intégrées aux espaces de vie faciliteraient l’entraide à l’échelle locale et les échanges collectifs, ce qui aiderait sans doute à continuer à faire du sport ensemble, à poursuivre les rendez-vous professionnels, ou médicaux, à suivre des cours ou à mieux accompagner nos aïeux confinés ou malades". Pour ce passionné de nouvelles technologies, bien utilisée, la réalité augmentée pourrait aider à ouvrir de nouvelles perspectives et perceptions dans nos intérieurs (par exemple dans un espace sombre et exigu), et à revaloriser des lieux sans qualités.

Déjà perceptible dans les tendances récentes de la construction, en lien avec le besoin de retisser le lien à la nature, l'envie de continuité dedans-dehors sortira renforcée de la crise sanitaire. L'architecture post-Covid mettra l'accent sur l'agrandissement des ouvertures, voire l'effacement des limites entre l'intérieur et l'extérieur, pour bénéficier de la lumière naturelle et profiter au maximum de la nature environnante, tout en restant bien à l'abri chez soi. Une quête que TECHNAL a pour sa part déjà largement entamée, avec ses baies toute hauteur et ses dormants intégrés au sol et au plafond, pour des menuiseries qui s'effacent.
Quelle architecture post-pandémie ?

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